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Samuel Montembeault absent pour une période de 10 à 14 jours

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Samuel Montembeault Samuel Montembeault, quittant vers le vestiaire, après s'être blessé à l'entraînement des Canadiens. (RDS)

Samuel Montembeault était à un peu plus de 24 heures d’effectuer un premier «vrai» départ en sept mois quand il s’est blessé à l’entraînement mercredi.

Ce premier départ a finalement été repoussé de seulement environ deux semaines.

Le Canadien a annoncé vendredi que Montembeault devra s’absenter pour une période de 10 à 14 jours en raison d’une blessure au bas du corps.

Montembeault devait être le gardien partant jeudi pour affronter les Predators de Nashville.

«Il devait jouer et c’est plate parce que si vous partez de la saison passée, que vous voyez son cheminement, comment il a géré ça, je lui lève mon chapeau, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Martin St-Louis. Il se ressemblait beaucoup durant le camp. J’étais content pour lui. J’avais hâte de le voir jouer (en saison). Puis il y a ça, ce qui lui arrive. C’est décevant.

«Mais finalement, ce n’est pas si grave que ça et c’est encourageant», a-t-il ajouté.

C’est plutôt le jeune gardien américain, Jacob Fowler, rappelé du Rocket de Laval, qui a pris la place de Montembeault face aux Predators. Il a accordé trois buts sur 18 lancers dans un revers de 5-2.

Montembeault a connu une campagne désastreuse l’hiver dernier, alors qu’il espérait se tailler une place au sein de la formation canadienne pour les Jeux olympiques. Il a plutôt maintenu une moyenne de 3,43 et un taux d’efficacité de ,872. Il a même été écarté de la formation du Canadien après le 6 mars.

Le Québécois de 29 ans a travaillé fort à l’entraînement pendant que Jakub Dobes aidait le Tricolore à atteindre la finale de l’Est. Montembeault a continué à retrouver ses repères durant l’été et il a ensuite bien paru durant le camp, accordant seulement un but sur 35 tirs en trois demi-matchs.

«Le moment est vraiment dommage pour Sam, a dit le défenseur Alexandre Carrier. J’ai trouvé qu’il a eu un excellent camp et, même dans les entraînements, il n’était pas facile à battre. Je pense que je n’ai pas encore marqué contre lui durant les entraînements cette saison!»

Le Canadien disputera son prochain match samedi, quand il accueillera les Red Wings de Detroit au Centre Bell.

Des unités pas si spéciales

La saison n’est vieille que de quatre matchs, mais le Canadien n’a connu que très peu de succès sur les unités spéciales.

Avant les rencontres de vendredi, le Canadien occupait le 27e rang de la LNH avec une efficacité de 7,7% en avantage numérique, et le 24e avec une efficacité de 70,6% en infériorité numérique.

Le seul but du Canadien en 13 occasions en avantage numérique a été marqué par Zachary Bolduc, sur la deuxième unité.

«C’est encore tôt et nous devons simplement mieux exécuter les jeux et profiter de nos chances, a dit l’attaquant Cole Caufield. Ça pourrait bien sûr changer l’allure des matchs. Nous savons que nous pouvons faire mieux et nous devons peut-être simplifier un peu les choses pour générer plus d’occasions.»

Questionné sur le fait que ses joueurs devaient peut-être tirer plus souvent vers le filet en avantage numérique, St-Louis a relativisé les choses.

«C’est un équilibre. Nous pourrions avoir marqué deux buts de plus en avantage numérique et je me sentirais pareil, a-t-il dit. Nous sommes meilleurs que ça.»

Il a noté que les deux plus récents adversaires du Canadien – les Hurricanes de la Caroline et les Predators – sont deux équipes agressives avec un joueur en moins.

«Et nous avons mal exécuté les jeux, a enchaîné St-Louis. Mais j’ai confiance que notre avantage numérique sera bon. Peut-être que les statistiques disent que nous connaissons un lent départ, mais j’ai confiance que ça va se replacer.»

St-Louis a affirmé ressentir la même chose au sujet de son unité d’infériorité numérique.

«Au niveau de notre structure, nous sommes proches d’où nous voulons être. Nous continuons donc à suivre le processus et j’ai confiance que ça va se replacer», a-t-il conclu.

Alexis Bélanger-Champagne

Alexis Bélanger-Champagne

Journaliste