Le gouvernement fédéral accueille avec réserve la nomination par le premier ministre élu Paul St-Pierre Plamondon de Pascal Paradis à titre de négociateur en chef du Québec dans le cadre des pourparlers entourant le renouvellement de l’entente commerciale avec les États-Unis.
M. Paradis n’a pas réussi à se faire réélire à titre de député péquiste dans sa circonscription de Jean-Talon aux élections générales d’il y a deux semaines, mais le premier ministre en devenir s’est empressé de lui trouver un poste au Conseil exécutif pour mettre à profit son vaste bagage international.
Toutefois sa mission s’annonce complexe, en raison du blocage des négociations avec les États-Unis, mais aussi en raison du fait qu’il n’est pas ministre.
Et également, le précédent gouvernement Fréchette avait déploré ne pas être suffisamment informé par le fédéral de l’avancée et du contenu des pourparlers avec l’administration américaine.
Questionnée en mêlée de presse au Parlement d’Ottawa sur la nomination de M. Paradis, la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly a plutôt répondu justement pour tenter de dissiper cette perception en assurant qu’Ottawa travaille avec toutes les provinces et que tous les premiers ministres des provinces sont breffés personnellement par Mark Carney.
De même, son homologue aux Finances, François-Philippe Champagne, a affirmé que le fédéral a toujours collaboré et partagé l’information.

