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L'Iran et la FIFA refusent de répondre aux questions concernant le match des fiertés

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Le sélectionneur de l'Iran, Amir Ghalenoei, est assis sur le banc avant le match de soccer du groupe G de la Coupe du monde opposant la Belgique à l'Iran, à Inglewood en Californie, le dimanche 21 juin 2026. (Photo AP/Andre Penner) Le sélectionneur de l'Iran, Amir Ghalenoei, est assis sur le banc avant le match de soccer du groupe G de la Coupe du monde opposant la Belgique à l'Iran, à Inglewood en Californie, le dimanche 21 juin 2026. Crédit image | Photo AP (Andre Penner)

Avant que l’entraîneur Amir Ghalenoei ou le gardien Alireza Beiranvand ne répondent à des questions jeudi, à la veille du match de Coupe du monde opposant l’Iran à l’Égypte, un responsable de la FIFA a pris la parole.

Daniel Marin, directeur exécutif des relations publiques de la FIFA, a lu une déclaration à l’occasion de la rencontre entre les deux équipes vendredi à Seattle, dans le cadre d’un «match des fiertés». L’Égypte et l’Iran comptent parmi les pays les plus répressifs au monde envers les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres, mais ils s’affronteront par coïncidence alors que la ville hôte rendra hommage à la communauté 2ELGBTQI+.

«La Fédération iranienne de soccer de la République islamique d’Iran nous a demandé d’informer les médias qu’elle n’est disposée à répondre qu’aux questions relatives au match, a déclaré M. Marin. Nous respectons pleinement le droit de tous les journalistes à poser des questions. Dans ce cas précis, nous vous demandons de respecter le droit de la fédération, présente ici aujourd’hui, de ne répondre qu’aux questions concernant l’équipe, la tactique et le match.»

Néanmoins, M. Ghalenoei a été assailli de questions sur ce qui allait se passer vendredi à l’intérieur du Lumen Field et aux abords du stade.

En décembre, les deux pays avaient demandé l’annulation des célébrations sur le thème de la fierté. La FIFA considère le drapeau arc-en-ciel comme un symbole des droits de l’homme et autorisera les supporteurs à le brandir à l’intérieur du stade, selon Hana Tadesse, porte-parole du comité d’organisation de la Coupe du monde à Seattle.

M. Ghalenoei a indiqué que l’équipe se concentrerait sur le football. En cas de victoire, l’Iran pourrait se qualifier pour la phase à élimination directe du tournoi pour la première fois.

«Je vous l’ai dit tout à l’heure: nous sommes ici pour jouer au football. Pour rien d’autre, a dit M. Ghalenoei en réponse à la question d’un journaliste en persan. Toute notre attention sera concentrée sur le match de demain, sur la victoire lors de ce match. Et tout ce qui est interdit, nous ne voulons pas en parler. Nous ne parlerons que de soccer, de la beauté de ce sport et du plaisir que cela va nous procurer.»

L’Iran a dû faire face à de nombreuses complications en dehors du terrain. L’équipe a subi des restrictions de voyage imposées par le département américain de la Sécurité intérieure en raison de la guerre en Iran.

En mars, l’Iran a cherché à déplacer ses matchs de phase de poules au Mexique, pays avec lequel il entretient des relations diplomatiques. Sa demande de transfert de son camp de base de Tucson, en Arizona, à Tijuana a été acceptée deux semaines avant l’arrivée de l’équipe. Plusieurs responsables de l’équipe et membres du staff ont été empêchés de se rendre aux États-Unis avec l’équipe.

Pour les deux premiers matchs, disputés près de Los Angeles, l’équipe n’a été autorisée à se déplacer que la veille. Les États-Unis ont ensuite assoupli leurs restrictions, permettant à l’équipe de se rendre à Seattle deux jours avant le match de vendredi.

M. Ghalenoei a indiqué que l’équipe se trouvait ainsi dans une meilleure condition physique.

«C’était un droit dont nous aurions dû bénéficier lors des deux matchs précédents, a commenté M. Ghalenoei. Ils nous ont privés du droit d’arriver à temps. Ce qu’ils ont fait pour nous cette fois-ci, ils ne l’ont pas fait pour les deux matchs précédents.»

M. Ghalenoei a félicité le président de la FIFA, Gianni Infantino, d’avoir fait «tout son possible» pour «minimiser les difficultés» auxquelles l’Iran a été confronté.

Cependant, vendredi, l’Iran sera sans aucun doute mis à l’épreuve à bien des égards. L’Égypte occupe la première place du groupe G, et l’Iran s’efforcera de se concentrer exclusivement sur son adversaire.

«Nous n’allons pas nous préoccuper de ce qui se passe en dehors du terrain, car le match s’annonce très difficile, a précisé M. Ghalenoei. Ce sera tellement passionnant que nous allons y consacrer toute notre attention. Nous représentons notre grande nation iranienne et notre grand pays, l’Iran, et uniquement le soccer. Nous ne nous concentrons que sur le soccer, et rien d’autre.»