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Les É.-U. lèvent les sanctions à l'encontre de la présidente par intérim du Venezuela

Cette levée des sanctions constitue la dernière reconnaissance en date par les États-Unis de Mme Rodríguez en tant qu’autorité légitime du Venezuela.

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La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez (à droite), s'exprime à côté du trophée de la Classique mondiale de baseball, au lendemain de la victoire du pays face aux États-Unis en finale, au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, l... La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez (à droite), s'exprime à côté du trophée de la Classique mondiale de baseball, au lendemain de la victoire du pays face aux États-Unis en finale, au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 18 mars 2026. (Ariana Cubillos/Associated Press)

Les États-Unis ont levé mercredi les sanctions à l’encontre de la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, selon une note publiée par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) sur le site web du département du Trésor.

Cette levée des sanctions, annoncée récemment, constitue la dernière reconnaissance en date par les États-Unis de Mme Rodríguez en tant qu’autorité légitime du Venezuela depuis que l’armée américaine a capturé son prédécesseur, Nicolás Maduro, et son épouse le 3 janvier à Caracas, la capitale vénézuélienne.

Le couple a depuis été emmené à New York pour y être jugé pour trafic de drogue et tous deux ont plaidé non coupables.

Cette mesure permet à Mme Rodríguez de travailler plus librement avec des entreprises et des investisseurs américains. Sans mentionner explicitement les sanctions qui la visaient, Mme Rodríguez a, dans un communiqué, exprimé son espoir quant aux relations entre les États-Unis et le Venezuela.

«Nous considérons la décision du président Donald Trump comme un pas vers la normalisation et le renforcement des relations entre nos pays», a-t-elle déclaré sur sa chaîne Telegram après l’annonce du Trésor.

«Nous sommes convaincus que cette avancée permettra la levée des sanctions actuelles contre notre pays, ce qui nous permettra de mettre en place et de garantir un programme de coopération bilatérale efficace au bénéfice de nos peuples», a-t-elle ajouté.

Mme Rodríguez et son frère, Jorge Rodríguez, ont été frappés de sanctions américaines au cours du premier mandat de Donald Trump pour leur rôle présumé dans l’atteinte à la démocratie vénézuélienne.

Les deux — ainsi que d’autres membres du cercle restreint de M. Maduro — ont été ajoutés à la liste du Trésor en septembre 2018, quelques mois après la réélection de M. Maduro lors d’un scrutin largement considéré comme une mascarade, car les politiciens et les partis d’opposition avaient été interdits de participation.

«Nicolás Maduro a confié à Delcy Eloina Rodríguez Gomez et à Jorge Jesus Rodríguez Gomez des postes de haut niveau au sein du gouvernement vénézuélien afin qu’ils l’aident à se maintenir au pouvoir et à consolider son régime autoritaire», avait déclaré le Trésor dans un communiqué à l’époque.

L’administration Trump actuelle a toutefois choisi de travailler avec Delcy Rodríguez, plutôt qu’avec l’opposition politique vénézuélienne, après la destitution de Nicolás Maduro. Elle s’est depuis enlignée sur le plan de l’administration visant à redresser le pays, en présentant son pays riche en pétrole aux investisseurs internationaux et en ouvrant le pays aux capitaux privés, à l’arbitrage international et à la surveillance.

Le mois dernier, l’administration l’a reconnue comme «seule chef d’État» du Venezuela dans le cadre d’une affaire civile en cours devant un tribunal fédéral américain.

Les États-Unis ont levé les sanctions contre les principales industries vénézuéliennes. En mars, le Trésor a publié une autorisation générale permettant à la société publique Petróleos de Venezuela (PDVSA) de vendre directement du pétrole vénézuélien à des entreprises américaines et sur les marchés mondiaux, un changement radical après que Washington eut, pendant des années, largement bloqué les transactions avec le gouvernement vénézuélien et son secteur pétrolier.

Pendant ce temps, M. Maduro reste légalement le président du Venezuela.

La Cour suprême a ordonné à Mme Rodríguez d’assumer la présidence pour une durée maximale de 90 jours, avec la possibilité de prolonger ce mandat jusqu’à six mois si l’Assemblée nationale, également contrôlée par le parti au pouvoir et présidée par son frère, l’approuve.

La période de 90 jours prend fin vendredi.