Les promesses électorales du PCQ

Le PCQ veut abolir des programmes sur les armes à feu

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Le PCQ veut abolir des programmes sur les armes à feu Justice: Éric Duhaime veut abolir les programmes en matière de possession d'armes à feu et rendre public un registre de prédateurs sexuels.

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) veut abolir les programmes «nuisibles et coûteux» en matière de possession d’armes à feu, rendre public un registre de prédateurs sexuels et adopter une charte québécoise des droits des victimes d’actes criminels.

Ces propositions font partie de la plateforme «justice et sécurité publique», présentée par le chef conservateur Éric Duhaime, mardi, en Beauce, alors qu’il était accompagné du candidat Jonathan Poulin.

Le parti d’Éric Duhaime veut ainsi abolir les programmes qu’il juge inefficaces en matière de possession d’armes à feu.

Par exemple, le PCQ cesserait, selon la plateforme présentée mardi, de «dépenser dans des programmes inutiles», comme le Service en ligne d’immatriculation des armes à feu (SIAF).

Ce programme a été mis en place dans le cadre de la Loi québécoise sur l’immatriculation des armes à feu, entrée en vigueur le 29 janvier 2018, qui oblige les propriétaires d’armes à feu sans restriction – par exemple des fusils ou carabines – d’immatriculer leurs armes.

Le PCQ refuserait aussi de participer au programme fédéral de rachat des armes à feu.

Ce programme, ainsi que le SIAF, «ne contribuent aucunement à enrayer le crime» et «nuisent aux honnêtes propriétaires d’armes à feu et aux chasseurs», selon la plateforme du PCQ.

Registre des prédateurs

Les conservateurs s’engagent à mettre en place un «registre public des prédateurs sexuels graves ou récidivistes et rendre public leur lieu de résidence».

La population, peut-on lire dans la plateforme «est en droit de savoir si un prédateur se trouve dans son quartier».

Le PCQ a aussi l’intention d’adopter une loi qui imposerait le port du bracelet électronique aux accusés de violence conjugale en attente de procès et à ceux qui «sont libérés d’un pénitencier fédéral et qui représentent un niveau inacceptable de dangerosité pour leur victime».

Stéphane Blais

Stéphane Blais

Journaliste