Le chef conservateur Éric Duhaime propose une solution au gouvernement péquiste, qui refuse la présence de la lieutenante-gouverneure en Chambre pour l’ouverture des travaux parlementaires plus tard en novembre: Manon Jeannotte pourrait lire son allocution de son bureau, retransmise sur les nouveaux écrans du Salon bleu rénové.
En mêlée de presse lundi après-midi après avoir rencontré Mme Jeannotte, M. Duhaime a invité les autres partis à se rallier à cette position.
En campagne électorale, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, avait déjà signifié clairement qu’il voulait se débarrasser de l’institution du lieutenant-gouverneur, héritée du colonialisme britannique.
Cependant, le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que la session parlementaire doit s’ouvrir par l’allocution de la lieutenante-gouverneure.
Or, le gouvernement doit obtenir le consentement unanime de tous les parlementaires pour déroger à cette règle, et, pour ce faire, il faut d’abord que l’Assemblée… puisse siéger.
M. Duhaime estime avoir trouvé une voie de passage. Il fait valoir que le règlement ne prévoit pas que la lieutenante-gouverneure doive être présente en Chambre pour faire lecture de l’allocution.
Si elle lit son discours à partir de son bureau et qu’il est retransmis en Chambre, les travaux pourraient commencer dans le respect des règles, selon lui.
«Notre position est claire: libérons-nous des symboles monarchiques, mais faisons-le à l’intérieur du cadre constitutionnel actuel», plaide-t-il dans un message publié sur la plateforme X.
Dans sa croisade pour se débarrasser des symboles de la monarchie britannique, le gouvernement péquiste a par ailleurs obtenu l’appui de Québec solidaire (QS).
Et quand il a été questionné sur l’enjeu la semaine dernière, le chef du Parti libéral (PLQ), Charles Milliard, a répondu: «Je suis contre tout ce qui va retarder ou perturber le début de la session parlementaire.»

