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Le Népal a observé une journée de deuil national après les inondations

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Des maisons détruites par des crues soudaines sont visibles sur les rives de la Trishuli à Dhunge, dans le district de Nuwakot, au Népal, le 7 septembre 2026. (Photo AP/Niranjan Shrestha) Des maisons détruites par des crues soudaines sont visibles sur les rives de la Trishuli à Dhunge, dans le district de Nuwakot, au Népal, le 7 septembre 2026. Crédit image | Photo AP/Niranjan Shrestha (Niranjan Shrestha)

Le Népal a observé lundi une journée de deuil en mémoire des victimes des inondations du 26 août: les drapeaux ont été mis en berne dans les bâtiments administratifs et les familles ont accompli leurs rites funéraires.

Lundi marquait le 13e jour depuis ces inondations, qui ont fait plus de 1300 morts au Népal et au Tibet et laissé quelque 5000 personnes portées disparues, dont des étrangers, selon l’agence népalaise de gestion des catastrophes.

Au Népal, pays à majorité hindoue, la période de deuil dure 13 jours. Durant cette période les proches restent chez eux et reçoivent la visite de leurs parents pour leur rendre hommage. Des rites sont organisés le dernier jour afin de prier pour le repos des âmes des défunts.

Plusieurs personnes dont des proches sont toujours portés disparus ont organisé des funérailles symboliques. La crémation est un rite funéraire important dans la tradition hindoue, et le fait de célébrer cette cérémonie, même en l’absence des corps de leurs proches, a apporté à certaines familles un sentiment de libération spirituelle.

Le gouvernement a déclaré lundi jour de deuil officiel et ordonné que les drapeaux des administrations soient mis en berne.

Pendant ce temps, les opérations de recherche se poursuivaient pour retrouver les personnes portées disparues, mais certains ont protesté, estimant que les efforts déployés étaient insuffisants.

À Katmandou, des proches se sont rassemblés près des bureaux du premier ministre et des principaux ministères pour exiger du gouvernement qu’il accélère les opérations de recherche et de sauvetage des centaines de personnes qui travaillaient dans des centrales hydroélectriques et qui ont été soit emportées par les eaux tumultueuses de la rivière Bhotekhoshi, soit ensevelies sous les décombres.

Sumana Shrestha se tenait aux côtés des membres de sa famille, tenant une affiche sur laquelle figurait la photo de son mari, âgé de 55 ans, qui n’a pas donné de nouvelles depuis le jour de l’inondation.

Son mari, géologue consultant, avait promis de rentrer à la maison après son service au bureau du chantier de la centrale hydroélectrique de Trishuli le jour de l’inondation. Ce bureau de deux étages et demi a été entièrement enseveli sous les débris.

«Nous sommes ici parce que nous n’avons entendu parler d’aucune tentative de sauvetage sur ce chantier, alors que cela fait déjà 13 jours, a-t-elle expliqué. La seule chose que nous ayons pu faire, c’est prier Dieu et espérer un miracle.»

Un autre manifestant, Mahesh Prasad Shrestha, tenait une photo de son frère Niraj Shrestha, un ingénieur de 52 ans qui travaillait sur le même chantier. Il a raconté que les autorités n’avaient envoyé qu’une petite pelleteuse par hélicoptère que le sixième ou septième jour après la catastrophe.

«Ils auraient dû commander de gros hélicoptères provenant de pays comme la Chine ou l’Inde pour acheminer du matériel», a-t-il ajouté.

Des veillées à la lueur des bougies ont été organisées à plusieurs endroits de Katmandou en mémoire des personnes qui ont perdu la vie lors des inondations.

Les opérations de sauvetage se sont concentrées sur 12 chantiers hydroélectriques, où environ 900 ouvriers sont portés disparus et où il est estimé qu’environ 500 sont piégés dans divers tunnels, ont indiqué les autorités. Des équipes de sauvetage spécialisées venues d’Inde, de Chine, de Corée du Sud et des États-Unis ont fouillé les décombres, les structures endommagées et les tunnels de ces chantiers.

Deux ouvriers népalais ont été secourus vendredi dans la centrale, et les sauveteurs ont extrait un Chinois de l’installation samedi.