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Le gouvernement britannique condamne les manifestations anti-migrants

Des centaines de manifestants se sont affrontés avec la police pour tenter d’empêcher les canots de sauvetage de faire débarquer des migrants.

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Des agents de police forment une ligne pour bloquer des manifestants à Portsmouth, en Angleterre, le 6 septembre 2026. PA via AP Des agents de police forment une ligne pour bloquer des manifestants à Portsmouth, en Angleterre, le 6 septembre 2026. Photo AP (Pa)

Le gouvernement britannique a condamné lundi le «comportement intimidant et violent» des manifestants anti-immigration qui se sont rassemblés dans un port du sud de l’Angleterre où des migrants avaient été débarqués après avoir traversé la Manche.

Des centaines de manifestants — dont beaucoup étaient vêtus de noir et portaient des masques — se sont affrontés avec la police à Portsmouth dimanche soir pour tenter d’empêcher les canots de sauvetage de faire débarquer les migrants.

Ils ont ensuite tenté de bloquer les autobus transportant les nouveaux arrivants vers un centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

Les forces de l’ordre enquêtent sur d’éventuelles agressions contre un petit nombre d’agents blessés et sur des dégâts causés à des véhicules officiels, a indiqué la police du Hampshire et de l’île de Wight.

«Aucun type de désordre ne sera jamais toléré et ceux qui franchissent la ligne séparant la manifestation pacifique de l’illégalité seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi», a prévenu Sarah Jones, ministre chargée des forces de l’ordre.

La manifestation de Portsmouth a eu lieu un jour après que des centaines de manifestants anti-immigration masqués ont bloqué, samedi, les routes menant au port de traversier le plus fréquenté du Royaume-Uni, à Douvres. Cela à paralysé la circulation et perturbant les voyageurs ainsi que les véhicules de transport de marchandises à destination de la France.

Ces deux groupes semblaient être menés par Daniel Thomas, un allié de Stephen Yaxley-Lennon, militant d’extrême droite de longue date mieux connu sous le nom de Tommy Robinson.

Les gouvernements britanniques successifs ont eu du mal à empêcher les migrants — qui étaient plus de 40 000 l’année dernière — d’entreprendre ce périlleux voyage à travers l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde.

Cette question a été présentée comme une crise par des responsables politiques, dont Nigel Farage, du parti d’extrême droite Reform UK, et a servi de cheval de bataille aux militants anti-immigration.

Le gouvernement du premier ministre britannique Andy Burnham affirme que le renforcement de la coopération policière entre le Royaume-Uni et la France a contribué depuis le début de l’année à réduire le nombre de personnes effectuant la traversée de plus de 40 % par rapport à 2025.

M. Farage a déclaré qu’il soutenait les manifestations pacifiques, mais a critiqué le groupe pour s’être déguisé et s’être habillé à la manière de paramilitaires.

M. Thomas, fondateur de Patriot Platform, a défendu les manifestants qui se cachaient le visage derrière des masques et des cagoules. Il a expliqué que ces «hommes issus de la classe ouvrière» ne cherchaient pas à intimider qui que ce soit, mais ne voulaient pas être «qualifiés d’extrême droite».

Le bateau qui a accosté à Portsmouth avait quitté la Normandie tôt dimanche matin. Les autorités avaient initialement indiqué qu’environ 140 migrants se trouvaient à bord du bateau, mais Mme Jones a précisé ensuite devant le Parlement qu’environ 120 personnes se trouvaient à bord.

Le porte-parole de l’Agence maritime et des garde-côtes du Royaume-Uni a indiqué que des canots de sauvetage, un hélicoptère des garde-côtes et un avion avaient participé à l’opération pour ramener les migrants à terre.

Huit bateaux ont traversé la Manche dimanche et ont transporté 625 migrants vers le Royaume-Uni, a indiqué le ministère de l’Intérieur.