Fils de Presse

L'action collective sur la fusillade de Toronto pourra aller de l'avant

Reese Fallon, âgée de 18 ans, et Julianna Kozis, âgée de 10 ans, ont été tuées, et 13 autres personnes ont été blessées, lors d’un massacre sur l’avenue Danforth, à Toronto, en juillet 2018.

Publié le 

La Cour suprême du Canada, photographiée dans la brume, à Ottawa, le 4 novembre 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick La Cour suprême du Canada, photographiée dans la brume, à Ottawa, le 4 novembre 2022. (Sean Kilpatrick/La Presse canadienne)

La Cour suprême du Canada ne réexaminera pas une décision rendue par le plus haut tribunal de l’Ontario autorisant les survivants d’une tuerie de masse à intenter une action collective contre un fabricant d’armes à feu.

Reese Fallon, âgée de 18 ans, et Julianna Kozis, âgée de 10 ans, ont été tuées, et 13 autres personnes ont été blessées, lors d’un massacre sur l’avenue Danforth, à Toronto, en juillet 2018.

Le tireur, qui utilisait un pistolet semi-automatique volé de marque Smith & Wesson, s’est ensuite enlevé la vie avec cette arme.

Certains des survivants et leurs familles ont intenté une action collective contre le fabricant d’armes à feu pour ne pas avoir mis en œuvre une technologie permettant d’empêcher l’utilisation non autorisée de l’arme. Leur demande a été rejetée au stade de la certification.

Le juge ontarien a estimé que l’allégation de négligence formulée par les plaignants ne répondait pas à l’un des critères de certification, qui exige qu’ils soulèvent des enjeux communs aux membres du groupe.

L’année dernière, la Cour d’appel de l’Ontario a statué que le juge des requêtes avait placé la barre trop haute en exigeant, en substance, que les plaignants prouvent le bien-fondé de leur cause dès la phase de certification.