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La SHCL voit des risques hypothécaires pour les propriétaires de Toronto et Vancouver

La plupart des Canadiens ont fait preuve de résilience face à la hausse des taux d’intérêt lors de leur renouvellement.

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Une pancarte «vendu» est affichée devant une propriété à Oakville, en Ontario, le dimanche 20 décembre 2020. Une pancarte «vendu» est affichée devant une propriété à Oakville, en Ontario, le dimanche 20 décembre 2020.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) affirme observer des signes de difficultés financières chez les propriétaires immobiliers de Toronto et de Vancouver, alors que les défauts de paiement de prêts hypothécaires devraient croître de façon constante, même si ceux-ci partent d’un niveau faible.

Tania Bourassa-Ochoa, économiste en chef adjointe de la SCHL, explique jeudi dans un rapport que les pressions financières chez les propriétaires varient selon les principaux marchés au Canada, mais que Toronto et Vancouver semblent être les plus à risque.

«Les vulnérabilités deviennent apparentes dans les marchés où les prix sont élevés, comme Toronto et Vancouver, et chez les ménages très endettés ayant acheté un logement durant la pandémie. Toutefois, la pression ne se limite pas à ces régions et à ces groupes», écrit-elle.

«Les régions fortement exposées aux tarifs douaniers sont aussi de plus en plus à risque. Les pertes d’emplois sont déjà manifestes dans certaines régions et certains secteurs fortement touchés par les tarifs douaniers. Un nombre croissant de ménages pourraient avoir de la difficulté à effectuer leurs mensualités hypothécaires et à rembourser leurs autres dettes.»

Selon le rapport, l’augmentation des prêts hypothécaires en souffrance à Toronto, qui ont plus que quadruplé par rapport aux niveaux les plus bas enregistrés après la pandémie, est le résultat de plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci figurent l’augmentation du niveau d’endettement des ménages, la concentration des activités des petits investisseurs, le ralentissement des ventes et l’affaiblissement du marché du travail.

«Les pressions liées aux prêts en souffrance dans la région du Grand Toronto devraient demeurer élevées pendant toute l’année 2026», peut-on lire.

Par ailleurs, le marché immobilier de Vancouver a connu une augmentation progressive des défauts de paiement hypothécaire, ce qui, selon la SCHL, peut être attribué à des niveaux d’endettement élevés et à un marché de la revente plus faible.

Des dettes élevées pour ceux qui ont acheté durant la pandémie

Le rapport indique également que les primo-accédants qui ont acheté pendant la pandémie de COVID-19, lorsque les taux d’intérêt étaient plus bas, montrent également des signes de vulnérabilité accrue.

Ils ont contracté des dettes plus importantes par rapport à leurs revenus et disposent d’un capital limité dans leurs résidences achetées à des prix élevés.

Toutefois, bien que les défauts de paiement hypothécaire aient augmenté, ils restent à des niveaux historiquement bas.

Certains emprunteurs prolongent leurs périodes d’amortissement afin de réduire leurs mensualités.

«Les ménages canadiens sont très habiles à résoudre leur casse-tête financier. Ils sont capables de rajuster leur budget et de faire des sacrifices pour joindre les deux bouts. Tant que leur revenu demeure stable, la plupart des ménages restent sur la bonne voie», soutient Mme Bourassa-Ochoa dans le rapport.

L’agence nationale du logement précise que plus de 1,5 million de ménages ont renouvelé leur prêt hypothécaire à des taux d’intérêt plus élevés, et qu’un million d’autres devraient faire de même au cours de l’année à venir.

Selon Mme Bourassa-Ochoa, la plupart des Canadiens ont fait preuve de résilience face à la hausse des taux d’intérêt lors du renouvellement.

Elle ajoute que l’allongement de la durée des prêts hypothécaires a aidé les ménages à gérer leurs finances à court terme, mais qu’il entraîne des coûts plus élevés à long terme.