Leylah Annie Fernandez confie qu’une saison éprouvante, marquée par les blessures et les défaites, a mis son mental à rude épreuve.
Elle compte bien surmonter cette épreuve avec le retour du tennis sur des surfaces dures.
«La saison a eu pas mal plus de creux que de hauts, a déclaré Fernandez en entrevue jeudi, en provenance de Miami . Je suis heureuse d’être bien entourée, d’avoir une super équipe qui m’aide à garder les pieds sur terre et à ne pas penser au pire scénario.
«Je me sens beaucoup mieux maintenant que je suis de retour chez moi. J’ai pris quelques jours de repos et je suis prête physiquement et mentalement.»
Fernandez, 25e mondiale, a remporté cinq titres en carrière, tous sur le dur, mais elle a une fiche de 12-19 cette année.
Ça inclut un dossier de 1-4 sur gazon dont une élimination au premier tour à Wimbledon, le mois dernier.
L’athlète de Laval a eu «quelques problèmes physiques» en début de saison, peinant à se remettre des revers.
«Ç’a affecté ma confiance en mon jeu quand les victoires se faisaient rares, a t-elle dit. Je suppose qu’il y a un effet domino. Mais encore une fois, j’ai traversé des moments difficiles dans ma carrière et j’ai toujours fini par m’en sortir.»
Elle a connu une période similaire l’an dernier avant de s’imposer à Washington, battant notamment Jessica Pegula et Elena Rybakina, des joueuses du top 3.
La jeune femme de 23 ans devait s’envoler pour Washington vendredi, afin de défendre son titre.
Ensuite, ce sera l’Omnium Banque Nationale du 1er au 13 août, à Toronto.
Fernandez espère toujours atteindre le top 10 – elle a été 13e en 2022 - remporter un premier titre en Grand Chelem.
Chaque fois qu’elle a senti son moral prendre un coup, elle s’est appuyée sur son entourage, notamment son père et entraîneur, Jorge Fernandez.
«Surtout cette année, quand je me disais, ‘je dois (vite) faire mieux et gagner des matches: l’équipe me disait, ‘du calme, les résultats viendront. Concentre-toi sur le processus’, a dit Fernandez. J’espère que les victoires seront là bientôt.»
Fernandez a aussi trouvé du soutien auprès de son copain Vincent Boily, joueur de para-hockey qui a représenté le Canada aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina.
Ils ont commencé à se fréquenter l’an dernier, après que Boily ait assisté au revers de Fernandez au premier tour de l’Omnium Banque Nationale, à Montréal.
«C’est malheureux qu’il ait vu un de mes pires matches, a dit Fernandez, en riant. Mais c’était plutôt drôle parce que quelques jours plus tard, il m’a envoyé un message disant ‘avant que tu partes, j’aimerais bien te voir pour un café ou autre chose’. Il est super fin et il est drôle. Il me fait rire et il m’aide aussi à mettre les choses en perspective.»

