DoorDash Canada annonce que certains livreurs confrontés à la hausse des prix du carburant recevront une petite aide financière de la part de l’entreprise au cours du mois prochain.
Le service de livraison de repas propose de verser jusqu’à 36 $ supplémentaires par semaine aux livreurs qui effectuent leurs livraisons avec leur propre véhicule, afin de les aider à faire face à la hausse des prix de l’essence.
Cette aide financière prendra la forme d’un versement de 1,50 $ pour chaque tranche de 50 kilomètres parcourus entre le 23 mars et le 26 avril.
L’offre de DoorDash intervient alors que les prix de l’essence ne cessent d’augmenter depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui entrave l’approvisionnement mondial en carburant par le détroit d’Ormuz.
Les livreurs qui transportent des repas des restaurants aux clients comptent parmi les plus touchés par la hausse des prix de l’essence, car leurs revenus dépendent fortement du coût du plein.
DoorDash précise que cette aide équivaut à une économie d’environ 36 cents par litre, sur la base du rendement énergétique moyen des véhicules.
Le porte-parole Trent Hodson concède dans une déclaration à La Presse Canadienne que cette aide «pourrait ne pas couvrir entièrement les frais de carburant compte tenu de la volatilité actuelle», mais il maintient qu’elle «apporte néanmoins un soulagement important et supplémentaire».
Il souligne que le service de livraison de repas financera entièrement le programme et n’imposera pas de frais supplémentaires aux consommateurs ou aux commerçants pour réunir les fonds supplémentaires qu’il verse aux livreurs.
Jim Stanford, économiste et directeur du Centre for Future Work, qualifie cette aide sur le prix de l’essence de mesure essentiellement «symbolique» visant à «rendre la pilule plus facile à avaler», afin que les chauffeurs continuent de rouler pour DoorDash même si leurs frais de livraison augmentent.
«DoorDash ne fait pas cela par charité, indique-t-il. DoorDash fait cela parce qu’il doit permettre à ses chauffeurs de garder la tête hors de l’eau s’il veut qu’ils continuent à travailler.»
Bien qu’Uber et Skip n’aient pas annoncé qu’ils proposeraient une aide similaire à leurs employés, M. Stanford s’attend à ce qu’ils emboîtent le pas afin de rester compétitifs.
Il précise que l’offre de DoorDash «semble être un geste sympathique, mais ce n’est pas assez d’argent, cela ne durera pas assez longtemps et cela ne résout pas les problèmes fondamentaux du modèle économique pour les livreurs».
Ces problèmes incluent les faibles revenus, le manque de transparence concernant les gains des travailleurs pour les livraisons et le fait que la plupart des applications ne rémunèrent pas les livreurs pour le temps passé connectés à leur application en attente de commandes, rappelle M. Stanford.
Tara Deschamps, La Presse Canadienne

