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Epstein: un procureur minimise la possibilité que des accusations soient portées

Les responsables du ministère avaient indiqué cet été qu’un examen des dossiers liés à Epstein n’avait pas permis d’établir de nouvelles enquêtes criminelles.

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Un document contenant une chaîne de courriels de Jeffrey Epstein illustre le nombre de suppressions d'informations personnelles identifiables que le ministère américain de la Justice a dû effectuer avant de publier les documents Epstein, photographié... Un document contenant une chaîne de courriels de Jeffrey Epstein illustre le nombre de suppressions d'informations personnelles identifiables que le ministère américain de la Justice a dû effectuer avant de publier les documents Epstein, photographié le dimanche 1er février 2026. (Jon Elswick/Associated Press)

Un haut responsable du ministère de la Justice a minimisé la possibilité que de nouvelles accusations criminelles soient portées à partir des dossiers de Jeffrey Epstein, avançant que l’existence de «photographies horribles» et d’échanges de courriels troublants ne «nous permet pas nécessairement de poursuivre quelqu’un».

Les responsables du ministère avaient indiqué cet été qu’un examen des dossiers liés à Epstein n’avait pas permis d’établir de nouvelles enquêtes criminelles.

Cette position reste inchangée, a mentionné le procureur général adjoint Todd Blanche, même si la divulgation massive de documents depuis vendredi a attiré une nouvelle attention sur les liens d’Epstein avec des personnalités influentes à travers le monde et a ravivé les questions sur ce que les associés du riche financier savaient, le cas échéant, de ses crimes.

«Il y a beaucoup de correspondance. Il y a beaucoup de courriels. Il y a beaucoup de photos. Il y a beaucoup de photos horribles qui semblent avoir été prises par M. Epstein ou par des personnes de son entourage», a déclaré M. Blanche dimanche dans l’émission «State of the Union» sur CNN.

«Mais cela ne nous permet pas nécessairement de poursuivre quelqu’un en justice», a-t-il précisé.

Il a ajouté que les victimes des abus sexuels d’Epstein «veulent obtenir réparation», mais que «cela ne signifie pas que nous pouvons simplement créer des preuves ou monter un dossier qui n’existe pas».

Le ministère de la Justice du président Donald Trump avait souligné vendredi qu’il allait publier plus de 3 millions de pages de documents, ainsi que plus de 2000 vidéos et 180 000 images, en vertu d’une loi visant à révéler la plupart des éléments recueillis au cours des deux décennies d’enquête sur Epstein.

Les dossiers, publiés sur le site web du ministère, comprenaient des documents concernant l’amitié entre Epstein et Andrew Mountbatten-Windsor, ainsi que la correspondance électronique d’Epstein avec l’ancien conseiller de M. Trump, Steve Bannon, le copropriétaire des Giants de New York, Steve Tisch, et d’autres contacts importants dans les milieux politiques, commerciaux et philanthropiques, tels que les milliardaires Bill Gates et Elon Musk.

La saga Epstein fascine depuis longtemps le public, en partie à cause des amitiés passées du financier avec Donald Trump et l’ancien président Bill Clinton. Les deux hommes ont déclaré qu’ils n’avaient aucune connaissance des abus commis par Epstein sur des mineures.

M. Blanche a avancé dimanche qu’il y avait «une tonne de personnes» nommées dans les dossiers Epstein en dehors de M. Trump et que le FBI avait reçu «des centaines d’appels» concernant des personnalités qui ont été «rapidement jugées non crédibles».

M. Blanche a déclaré lors d’une autre apparition dans l’émission «This Week» sur ABC que, bien qu’il y ait «un petit nombre de documents» que le ministère de la Justice attend l’approbation d’un juge avant de pouvoir les divulguer, en ce qui concerne l’examen des documents par le ministère lui-même, «cet examen est terminé».

«Nous avons examiné plus de six millions de documents, des milliers de vidéos et des dizaines de milliers d’images», a expliqué M. Blanche.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a affirmé dimanche à l’émission «Meet the Press» de NBC qu’il pensait que le ministère de la Justice se conformait à la loi exigeant la divulgation publique des dossiers Epstein.

Le représentant démocrate de Californie Ro Khanna, coauteur de la loi obligeant le ministère de la Justice à divulguer ses dossiers Epstein, ne pense toutefois pas que le ministère s’était pleinement conformé à cette loi.

Il a ajouté que des victimes étaient mécontentes que beaucoup de leurs noms aient été accidentellement divulgués sans avoir été caviardés et qu’elles voulaient s’assurer que le reste des dossiers soit rendu public.

M. Blanche a souligné que chaque fois que le ministère avait appris qu’un nom de victime n’avait pas été correctement caviardé, il avait rapidement pris des mesures pour corriger le problème, mais que ces erreurs ne représentaient qu’une infime partie de l’ensemble des documents.