L’environnement d’affaires québécois accuserait toujours un certain retard par rapport aux autres provinces canadiennes et aux pays développés, selon une analyse du Conseil du patronat du Québec (CPQ) dévoilée jeudi.
L’association, qui porte la voix des employeurs, accorde la note «C» à l’économie du Québec. Le résultat reste inchangé depuis que le CPQ a commencé l’exercice en 2010.
La présidente et cheffe de la direction du CPQ, Michelle LLambías Meunier, estime que le Québec fait «du surplace» sur plusieurs des 20 indicateurs suivis.
L’association qui utilise un système de rang par quartile compare le positionnement du Québec par rapport à la moyenne canadienne, à l’Ontario, à l’Alberta et à la Colombie-Britannique ainsi qu’aux pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Parmi les faits saillants, le Québec se démarque avantageusement sur le taux d’imposition des nouveaux investissements.
Le taux effectif marginal d’imposition sur l’investissement (TEMI) est de 7,9 % au Québec, comparativement à une moyenne de 13,2 % au Canada et de 17,6 % aux États-Unis.
Le rapport souligne, toutefois, que les exigences réglementaires sont plus nombreuses au Québec.
Le taux de décrochage scolaire préoccupe également le CPQ, alors que 9,4 % des personnes d’entre 20 ans et 24 ans n’ont pas leur diplôme secondaire et ne fréquentent pas l’école. En comparaison, la moyenne canadienne est de 4,4 %.

