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Des munitions volées à l’armée retrouvées lors d’une enquête sur un enlèvement

«Que vous soyez militaire, policier ou fonctionnaire, personne n’est au-dessus des lois», a rappelé le chef du Service de police de Toronto, Myron Demkiw.

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Un écusson du Service de police de Toronto, à Ottawa, le dimanche 28 septembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Spencer Colby (Spencer Colby)

Trois militaires ont été arrêtés pour leur implication présumée dans un enlèvement contre rançon, a annoncé mercredi la police de Toronto. Ce coup de filet a eu lieu dans le cadre d’une enquête qui aurait permis de mettre au jour des centaines de cartouches qui auraient été volées aux Forces armées canadiennes. 

Ce qui avait commencé comme une enquête sur un enlèvement a finalement «pris une ampleur bien plus grande», a commenté le chef du Service de police de Toronto, Myron Demkiw.

«Que vous soyez militaire, policier ou fonctionnaire, personne n’est au-dessus des lois», a rappelé M. Demkiw, qui gère actuellement les retombées du scandale de corruption «Project South» au sein des Forces armées. 

Les trois militaires arrêtés font partie des sept personnes mises en cause dans ce que la police a qualifié d’enquête en cours. 

La police affirme que 2500 cartouches, dont environ la moitié sont à blanc, ainsi que 5 chargeurs de capacité supérieure à la normale, ont été volées à l’armée.

Le ministère de la Défense nationale a confirmé en début de mois que deux membres des Forces armées canadiennes avaient été arrêtés pour des faits liés à un enlèvement et à un vol d’armes à feu. 

Les deux accusés, Talarambage Sachintha Fernando et James Moreau, étaient des bombardiers du 7e régiment de Toronto qui avaient été relevés de leurs fonctions et dont l’accès avait été restreint depuis leur arrestation le 11 août, a précisé le ministère. 

La police a indiqué qu’un troisième militaire, Jack Miley, âgé de 24 ans, a été arrêté le 24 septembre. La police n’a pas donné d’informations sur son grade et le ministère de la Défense nationale n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires mercredi. 

L’enquête a commencé le 25 juillet, lorsque des agents sont intervenus à la suite d’un signalement d’enlèvement près de l’avenue Finch Est et de l’avenue Bayview, a rapporté la police de Toronto. 

Les forces de l’ordre ont affirmé que la victime, qui avait été prise pour cible en raison de ses cryptomonnaies, a été enlevée sous la menace d’une arme, menottée et agressée avant que les suspects ne tentent d’accéder à ses cryptomonnaies. 

La victime a ensuite été libérée et sommée par des menaces de ne pas contacter les autorités, selon les policiers. En moins de 24 heures, un véhicule suspect a été identifié et 2 suspects ont été arrêtés. 

Plusieurs mandats de perquisition dans la région du Grand Toronto ont permis de découvrir deux armes de poing imprimées en 3D, un fusil de chasse, deux silencieux et des stupéfiants, a indiqué la police. Tous les accusés, sauf un, sont poursuivis pour enlèvement avec demande de rançon.

Parmi les 82 chefs d’accusation retenus dans le cadre de l’enquête, c’est Talarambage Sachintha Fernando qui fait l’objet du plus grand nombre, avec 20 infractions liées pour la plupart aux armes à feu. James Moreau est le seul des trois militaires arrêtés à faire l’objet d’une accusation liée à la drogue: deux chefs de possession en vue du trafic.