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Des Alouettes presque parfaits en première moitié de saison

L’entraîneur-chef Jason Maas émet toutefois une mise en garde.

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Tyson Philpot (6) et Cole Spieker (17) célèbrent un touché dans le match contre les Elks d'Edmonton le samedi 8 août 2026 à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Tyson Philpot (6) et Cole Spieker (17) célèbrent un touché dans le match contre les Elks d'Edmonton le samedi 8 août 2026 à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

Que peut-on reprocher à la première moitié de saison des Alouettes de Montréal? Bien peu de choses. Alors que l’équipe profitera cette semaine de sa deuxième pause de la saison, elle affiche un dossier de 8-1 à mi-parcours et on se demande qui pourra la stopper.

Jason Maas n’est toutefois pas de cet avis, lui qui a encore bien frais en mémoire la saison 2024. L’équipe avait alors rapidement été sacrée championne de la section Est — comme elle s’apprête à l’être cette saison aussi, alors que ses plus proches poursuivants sont à 4-4 — avant d’être éliminée en finale de l’Est par les Argonauts de Toronto.

«Il y a plein de joueurs dans ce vestiaire qui se rappellent de 2024, a souligné l’entraîneur-chef après l’éclatante victoire des siens aux dépens des Elks d’Edmonton, samedi. Sur l’un de nos logos, nous y avons inscrit “24″ pour une raison. C’est une bonne façon de se rappeler de ce qui s’est alors passé. Pour l’instant, nous ne pensons pas (au titre de section). Je peux vous assurer d’une chose: nous allons continuer de travailler sans relâche.»

Car la perfection fait bel et bien partie de la discussion chez les Alouettes.

«Nous visons la perfection et il reste encore une tonne de choses sur lesquelles travailler, a affirmé Maas. Lors de chaque match, nous effectuons environ 170 jeux.»

«Croyez-moi, il y a un tas de trucs à corriger. C’est là-dessus que nous nous concentrons. Nous voulons jouer à un certain niveau, peu importe le pointage.»

—  Jason Maas, entraîneur-chef des Alouettes

«Ça commence avec notre préparation. Le respect est au haut de notre liste. On demande à tout le monde de se pointer à l’heure et de respecter le travail à faire. Nous nous concentrons sur le travail à faire, pas sur le résultat.»

Les Alouettes ont écrasé les Elks 48-30. Les 12 derniers points des visiteurs ont été inscrits en fin de rencontre, les six derniers alors que le quart Cody Fajardo avait été retiré à la faveur du substitut Taylor Powell. Maas n’y voit pas un message lancé au reste de la ligue.

«Je me fous de ce que le reste de la ligue pense de nous, a-t-il insisté. Nous ne nous soucions que du travail que nous effectuons et de notre vestiaire. Nous nous appliquons à accomplir le travail à faire chaque jour. Nous savons ce pourquoi nous travaillons, [une neuvième coupe Grey]. Nous n’avons jamais été gênés d’en parler. Mais la façon dont nous l’obtiendrons, c’est en faisant des choses comme nous avons fait (samedi).

«Nous avons travaillé toute la semaine et nous avons de nouveau travaillé tout l’après-midi sur le terrain. Je me fous de demain ou de notre prochain adversaire. Nous ne nous concentrons jamais sur eux, alors je ne pourrais pas me soucier moins de ce que les autres pensent de nous.»

Il a tout de même accepté un peu de louanges au sujet de cette impressionnante victoire contre un adversaire de qualité, le seul qui a battu son club cette saison.

«C’est difficile de gagner dans cette ligue; c’est difficile d’être constant. Quand nous voyons ce genre de résultat, nous sommes fiers. Pas seulement parce que ce sont des adversaires coriaces, mais parce que c’est difficile de vaincre qui que ce soit dans cette ligue. Nous parlons beaucoup du respect de nos adversaires et à quel point c’est important de continuer de travailler d’arrache-pied pour chaque match. C’est ce que nous faisons afin d’être à notre meilleur chaque semaine. Si nous faisons cela, nous croyons fortement en nous.»

Aucun doute

Maas a aussi parlé des doutes exprimés par certains journalistes et observateurs au sujet des quatre remplaçants en défense, des membres du «hangar», comme les Alouettes, qui utilisent toutes les analogies d’aviation possibles, les décrivent. Il n’y avait aucun doute au sein du vestiaire, a-t-il assuré.

«Tous ceux qui sont ici ont leur place. De faire partie des 45 (joueurs en uniforme pour un match) est un exploit en soi. Nous jouons l’un pour l’autre, mais nous jouons aussi les uns contre les autres toute la semaine. Tous les gars ici sont capables de contribuer de façon importante. Nous nous attendons toujours à une victoire dans cette bâtisse.»

La question demeure: qui pourra stopper les Alouettes en 2026? Car même avec quatre nouveaux partants en défense, aussi bons et aguerris soient-ils, l’attaque des Elks a été muselée pendant presque toute la rencontre. De mémoire, Davis Alexander a failli être rejoint une seule fois dans le duel de samedi. Après neuf matchs, la défense des Oiseaux n’a d’ailleurs permis que sept sacs jusqu’ici.

D’ailleurs, à mi-chemin de la campagne, les Alouettes mènent dans plusieurs aspects:

  • Davis Alexander est l’unique quart du circuit à avoir amassé plus de 3000 verges par la passe (3140) jusqu’ici. Son plus proche poursuivant (Cody Fajardo) est à plus de 300 verges derrière. Chad Kelly est troisième, à 2672;
  • Alexander a lancé pour au moins 300 verges dans huit des neuf matchs jusqu’ici;
  • Tyson Philpot (1154) et Tyler Snead (940) mènent pour les verges sur réceptions cette saison. Ils ont respectivement connu six et quatre matchs de plus de 100 verges sur réceptions jusqu’ici;
  • Philpot (7) et Snead (6, à égalité avec trois autre receveurs) mènent aussi par les touchés sur réceptions;
  • Philpot (74) et Snead (55) viennent au premier et troisième rangs pour les passes captées.

Les Alouettes reprendront l’entraînement dimanche prochain, en vue de leur affrontement du jeudi 20 août, contre le Rouge et Noir d’Ottawa.

Frédéric Daigle

Frédéric Daigle

Journaliste