Le candidat à la chefferie caquiste Bernard Drainville interpelle sa rivale, Christine Fréchette, et lui demande de se positionner en faveur d’une clause de droit acquis pour le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
«Il faut cesser de tergiverser et il faut que Christine appuie l’idée d’un droit acquis», a-t-il lancé en mêlée de presse à Saguenay lundi.
Bernard Drainville lui demande aussi de convaincre le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge – qui appuie Mme Fréchette dans la course à la chefferie – d’aller de l’avant.
Bernard Drainville s’est engagé à donner un droit acquis aux travailleurs temporaires dans les secteurs prioritaires, comme la santé ou encore l’éducation.
«Évidemment, il y a des conditions: il faut que ça fasse deux ans que tu sois ici, et il faut une maîtrise intermédiaire du français», a-t-il expliqué.
Rappelons que le ministre Jean-François Roberge a mis fin au PEQ en novembre dernier. Ce programme permettait aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants étrangers d’obtenir leur résidence permanente.
La décision du ministre ne cesse d’être décriée de toutes parts.
La semaine dernière, Jean-François Roberge s’est engagé à ce que les dossiers des travailleurs étrangers du secteur de la santé soient traités en priorité dans un autre programme, celui de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Bonnardel appuie Fréchette
L’ex-ministre et ancien député de l’Action démocratique du Québec (ADQ) François Bonnardel se range derrière Christine Fréchette dans la course à la chefferie caquiste, affirmant qu’elle est la mieux placée pour faire cheminer les «idées adéquistes».
«Qu’elle soit en mesure de défendre ces valeurs est non négociable pour moi. Il est d’ailleurs important de continuer nos efforts pour remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois. L’importante hausse du coût de la vie touche tout le monde et il faut faire le maximum pour s’y attaquer», a-t-il écrit sur le réseau social X, lundi.
François Bonnardel s’est tout d’abord fait élire sous les couleurs de l’ADQ de Mario Dumont en 2007. Le parti situé à droite sur l’échiquier politique a fusionné avec la Coalition avenir Québec en 2012.
«L’économie québécoise sera mise à rude épreuve cette année et nous avons besoin d’une personne posée, calme et rassurante qui possède une expérience économique pour affronter cette tempête qui nous réserve encore plusieurs surprises. Je suis convaincu que cette personne est Christine Fréchette», soutient l’ex-ministre.
«Christine saura mener nos troupes pour marquer l’histoire à nouveau en octobre prochain. Le défi est énorme, mais nous regagnerons la confiance des Québécois un à un», a-t-il ajouté.
François Bonnardel a songé à se lancer dans la course à la chefferie caquiste. Il a finalement abandonné l’idée.
Il a été écarté du conseil des ministres lors du remaniement de septembre.
Bernard Drainville dit respecter la décision de son collègue. «Je réitère qu’il faut retourner aux sources de la CAQ. Et les sources de la CAQ, c’est en partie l’ADQ», a-t-il ajouté.
Le prochain chef de la CAQ, qui deviendra aussi premier ministre du Québec, sera connu le 12 avril.

