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Canadien: Martin St-Louis aimerait que son groupe soit plus discipliné

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« Il faut arrêter de rouler les dés » Les Canadiens sont trop indisciplinés au goût de Martin St-Louis. L'équipe doit mieux « calculer » son degré de combativité.

L’entraîneur-chef du Canadien, Martin St-Louis, trouve que son groupe joue du bon hockey depuis quelques matchs, même si la formation montréalaise n’a pas été souvent récompensée.

Le Tricolore a remporté deux de ses quatre derniers matchs, ayant chaque fois besoin d’une séance de tirs de barrage pour s’imposer. Durant cette séquence, il a vu les officiels annuler trois de ses buts et l’adversaire en marquer autant sur des tirs qui ont dévié sur des joueurs du Canadien avant de faire bouger les cordages.

«Si vous regardez les quatre derniers matchs, nous avons joué de l’excellent hockey, a insisté St-Louis, vendredi. Nous pourrions avoir une meilleure fiche sans avoir joué de l’aussi bon hockey. Est-ce que ce serait mieux pour nous? À court terme, oui, mais à long terme non. 

«Nous observons ça avec honnêteté. Nous sommes contents de la façon dont nous nous comportons sur la glace, mais nous devons aussi obtenir les résultats, a poursuivi St-Louis. Si nous voulons passer à l’étape suivante, nous sommes sur la bonne voie, mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de juste bien jouer.»

Cette vision détonne avec les propos que tenait St-Louis lors des dernières années, alors qu’il était moins important pour le Canadien d’enchaîner les victoires durant les premières années de sa reconstruction. 

Le sentiment d’urgence est plus fort cette saison, puisque le Canadien espère s’imposer à nouveau comme l’un des bons clubs de la LNH.

«Nous avons progressé comme groupe lors des dernières années et nous avons connu du succès, a rappelé l’attaquant Josh Anderson. Nous sommes rendus à une étape où nous devons vraiment nous concentrer sur les détails du jeu et développer des habitudes de gagnant.

«Tout le monde doit être à son meilleur chaque jour et nous devons jouer en unité de cinq afin d’amasser le plus de points possible au classement», a-t-il ajouté.

St-Louis a souligné que ce qui le tracassait le plus présentement était l’indiscipline de son groupe.

Le Canadien se classe au deuxième rang de la LNH avec 36 punitions mineures depuis le début de la campagne, et au sixième rang avec une moyenne de 12,3 minutes de punition par partie.

«C’est bizarre parce que nous sommes l’une des équipes qui passent le plus de temps en possession de la rondelle en zone offensive et le moins de temps en zone défensive. Nous sommes donc en contrôle du jeu, a souligné St-Louis. Pourquoi écopons-nous d’autant de punitions? Je ne le sais pas. Je ne blâmerai pas les arbitres!

«Je pense qu’il faut moins se placer dans une position où l’arbitre peut appeler une punition, a enchaîné St-Louis. Nous ne voulons pas jouer avec des gants blancs. Nous devons continuer à jouer de manière combative, mais nous devons être plus calculés dans nos actions. Nous roulons un peu trop souvent les dés dans ces situations.»

L’avantage numérique du Canadien tarde aussi à se mettre en marche cette saison.

Après avoir produit à une fréquence de 23,1% la saison dernière, l’unité d’avantage numérique du Tricolore affiche un rendement de seulement 13,6% après sept matchs cette saison.

Questionné sur la production de son premier trio, St-Louis a mentionné qu’il y avait probablement une corrélation à faire avec les insuccès en avantage numérique.

«Ce qui manque au premier trio, c’est un peu son assurance et ça, ça part souvent avec l’avantage numérique pour des joueurs de cette trempe, a dit St-Louis. S’ils produisent en avantage numérique, ils ont plus confiance offensivement à cinq contre cinq. 

«Je suis confiant que ça va venir pour eux. J’aime leur engagement sur 200 pieds. Je sais que le reste est là et qu’ils en veulent de l’offensive. Mais ils ne prendront pas de raccourcis pour y arriver et c’est ça qui est important», a insisté St-Louis.

Auteur de trois buts en sept parties cette saison, Cole Caufield a affirmé qu’il n’y avait pas de raison de céder à la panique.

«J’aime le fait que nous passons beaucoup de temps en zone offensive. Nous pourrions générer un peu plus d’occasions de marquer, mais la rondelle va finir par rentrer plus souvent, a dit le franc-tireur américain. Je ne m’inquiète pas vraiment avec ça, même si je sais que les résultats sont importants.»

Le Canadien jouera son prochain match samedi, quand les Sabres de Buffalo seront les visiteurs. Le Tricolore a battu les Sabres 4-3 en fusillade, mardi au Centre Bell.

Slafkovsky saute son tour

L’attaquant Juraj Slafkovsky n’a pas participé à l’entraînement du Canadien, vendredi, sur la patinoire du Complexe sportif CN.

L’équipe a indiqué que le Slovaque de 22 ans profitait plutôt d’une journée de traitements. St-Louis a cependant affirmé que Slafkovsky devrait être en mesure d’affronter les Sabres, samedi.

Slafkovsky a été sonné durant la deuxième période du match entre le Canadien et les Capitals de Washington, mercredi. Il a encaissé une mise en échec d’Ivan Miroshnichenko et a chuté, avant d’être atteint à la tête par Tom Wilson, qui passait par là.

Après être retourné brièvement au vestiaire, Slafkovsky n’a finalement pas manqué de temps de jeu.

En sept parties cette saison, Slafkovsky a inscrit un but et deux aides.

Deux autres semaines sans le jeune Xhekaj

Le Canadien a également annoncé vendredi que l’attaquant Florian Xhekaj devra s’absenter pendant encore deux semaines, en raison d’une blessure au bas du corps.

Xhekaj a raté les trois plus récentes rencontres du Canadien. Il a disputé deux matchs cette saison et n’a pas noirci la feuille de pointage.

Alexis Bélanger-Champagne

Alexis Bélanger-Champagne

Journaliste