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Après un retard, le gouvernement fédéral lance son programme de retraite anticipée

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Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, attend de comparaître devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, Ottawa, le 12 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, attend de comparaître devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, Ottawa, le 12 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld (Adrian Wyld)

Les fonctionnaires admissibles au programme d’incitation à la retraite anticipée du gouvernement fédéral peuvent désormais déposer officiellement leurs demandes, après des retards dans le lancement du programme.

Ce programme, conçu pour permettre à certains fonctionnaires fédéraux de prendre une retraite anticipée sans pénalité sur leur pension, a été présenté à l’automne dans le cadre des efforts du gouvernement pour réduire les effectifs de la fonction publique.

Il n’a pu être lancé qu’après l’adoption du projet de loi d’exécution du budget.

La loi est entrée jeudi en vigueur après avoir été adoptée par le Sénat et avoir reçu la sanction royale.

La loi d’exécution du budget met en œuvre les mesures présentées dans le budget 2025 des libéraux, déposé l’automne dernier, qui prévoyait une réduction de 10 % des effectifs de la fonction publique d’ici la fin de l’exercice 2028-2029. Le budget indiquait que l’objectif était d’en arriver à environ 330 000 employés du secteur public par rapport au sommet de près de 368 000 atteint en 2023-2024.

Le gouvernement présente l’option de retraite anticipée comme un moyen d’accélérer le taux de départ naturel chez les travailleurs plus âgés, afin de réduire l’impact des coupes budgétaires sur les plus jeunes.

Le portail de candidature au programme de retraite anticipée de la fonction publique a ouvert vendredi.

En décembre, le gouvernement a commencé à envoyer des lettres contenant des informations sur le programme à environ 68 000 fonctionnaires susceptibles d’être admissibles.

Selon la proposition, les employés âgés d’au moins 50 ans, ayant au moins 10 ans d’ancienneté et au moins 2 années de service ouvrant droit à pension, pourront postuler.

Si leur demande est approuvée, ils pourront prendre leur retraite avec une pension immédiate calculée en fonction de leurs années de service, sans pénalité pour départ anticipé.

«Comme il est proposé dans le budget de 2025, les réductions d’effectifs seront gérées, dans la mesure du possible, au moyen de l’attrition et de départs volontaires», a déclaré le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, dans un communiqué.

«Le programme d’Incitation à la retraite anticipée va de l’avant en mettant l’accent sur des options volontaires et structurées permettant aux fonctionnaires de prendre une retraite anticipée en toute transparence et prévisibilité.»

Le gouvernement fédéral prévoit que le programme coûtera 1,5 milliard $ sur 5 ans et devrait permettre aux contribuables d’économiser environ 82 millions $ par an, principalement grâce aux cotisations de retraite.

L’Alliance de la fonction publique du Canada a déposé un grief de principe et a demandé au gouvernement fédéral de suspendre le programme, arguant qu’il contourne les obligations du gouvernement prévues par les conventions collectives des employés.

Le syndicat a déclaré que le lancement du programme avait été précipité et que les syndicats devaient être consultés avant que le gouvernement ne prenne d’autres mesures.

Sharon DeSousa, présidente nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada, a déclaré au début du mois que le syndicat ne s’opposait pas aux options de retraite anticipée, mais que ces mesures devaient être «négociées, légales et protéger les droits des travailleurs».

Avec la collaboration de Craig Lord pour La Presse canadienne

Catherine Morrison

Catherine Morrison

Journaliste