Chroniques

Personnel politique: plus difficile de recruter avec un gouvernement minoritaire?

«Donc il y a des gens qui ne sont peut-être pas prêts de faire le sacrifice de laisser leurs emplois de qualité pour venir se joindre au parti alors que c’est des tripeux de politique.»

Publié le 

Personnel politique: plus difficile de recruter avec un gouvernement minoritaire? On apprenait récemment que le gouvernement péquiste rencontrait des difficultés du côté du recrutement pour les cabinets de ses ministres. Alain Rayes analyse la situation.

Alors que le conseil des ministres a été officiellement assermenté il y a quelques jours, le recrutement du personnel politique pour épauler les nouveaux ministres se poursuit toujours et connaît même quelques difficultés. Est-ce que le fait que le Parti québécois dirige un gouvernement minoritaire contribue à la situation?

Ce texte a été rédigé par le pupitre numérique de Noovo Info.

Au Noovo Info 17 vendredi, l’analyste politique Alain Rayes a indiqué qu’un seul chef de cabinet a été nommé. À noter que samedi, La Presse a dévoilé que quelques embauches ont été réalisées entretemps.

Selon lui, il y a deux choses qui expliquent la situation. Le premier: le fait qu’il a été dit par le passé notamment via Pascal Bérubé, que des personnes de la Coalition avenir Québec ne seraient pas embauchées.

Le deuxième: le fait que le PQ dirige un gouvernement minoritaire. Pour l’analyste politique, il n’y a pas vraiment de «garanties» sur le long terme alors qu’on ne sait pas pendant combien de temps le parti va rester au pouvoir.

«Donc il y a des gens qui ne sont peut-être pas prêts de faire le sacrifice de laisser leurs emplois de qualité pour venir se joindre au parti alors que c’est des tripeux de politique»

—  Alain Rayes, analyste politique

Quel est le processus de sélection?

Les chefs de cabinet sont sélectionnés par le comité de transition mis en place par Paul St-Pierre Plamondon.

«Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est nécessairement pas le ministre qui l’a choisi, c’est le bureau du premier ministre.»

La décision est centralisée afin d’avoir un certain «contrôle» sur les ministres, soutient M. Rayes.

Même si le conseil des ministres est réduit, il faut engager 22 chefs de cabinet, un travail qui est «assez important», selon l’ex-député aux Communes.

À voir dans la vidéo.