Chroniques

Les douze mots de l’année

Voici donc douze mots résumant chacun des douze mois que l’on vient de vivre.

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Noovo Info

Wow ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que 2025 fut une année dense en actualité politique. Alors que la première moitié de l’année fut marquée par le spectre de Donald Trump et de ses tarifs, les derniers mois le furent par la tentative du premier ministre Legault de remonter la pente et par la crise qui a secoué le Parti libéral du Québec.

Voici donc douze mots résumant chacun des douze mois que l’on vient de vivre.

Janvier : Démission

L’année commence en force alors que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, annonce sa démission à la suite d’une crise interne qui a culminé avec un geste d’éclat de sa ministre des Finances, Chrystia Freeland. Trudeau annonce la fermeture du parlement jusqu’en mars, le temps que le PLC tienne une course éclair à la chefferie.

Février : Tarifs

Les Canadiens et les Québécois vivent au rythme des sautes d’humeur de Donald Trump. Le 1er février, il signe un décret imposant des droits de douane de 25 % sur les produits en provenance du Canada, du Mexique et de la Caahine, invoquant l’International Emergency Economic Powers Act. Le 3 février, ces mêmes tarifs sont suspendus. Ces montagnes russes nous donneront le tournis jusqu’à l’été…

Mars : Sauveur

Mark Carney remporte aisément la course à la direction du PLC le 9 mars 2025. Il est assermenté à titre de premier ministre le 15 mars et il pose rapidement des gestes visant à se distancer de Justin Trudeau, par exemple en annulant la taxe carbone. Il déclenche les élections le 23 mars.

Avril : Campagne

La campagne bat son plein ! Mark Carney martèle son message sans relâche : il est le meilleur pour faire face à Donald Trump. Le chef conservateur, Pierre Poilievre, peine à s’adapter à son nouvel adversaire politique. Le NPD, lui, s’effondre. Le Bloc Québécois perd aussi quelques sièges au profit du Parti libéral. Donald Trump est sur toutes les lèvres… et Mark Carney aura réussi à surfer sur cette vague, donnant un quatrième mandat aux libéraux.

Mai : Royal

C’est Charles III lui-même qui prononce le discours du Trône à Ottawa. Justin Trudeau est présent et porte des souliers Adidas Gazelles colorés, et les Canadiens découvrent que le Roi Charles parle beaucoup mieux français que leur nouveau premier ministre ou la gouverneure générale.

Juin : Concession

Le Canada annule sa taxe sur les services numériques après les menaces de Donald Trump, qui en fait une condition pour que les négociations sur les tarifs se poursuivent. Entrée en vigueur en 2024, cette taxe de 3 % sur les revenus générés au Canada devait toucher les géants du web comme Amazon, Apple et Google. Cette importante concession n’a néanmoins pas permis au gouvernement Carney de faire annuler les tarifs, et une entente n’est toujours pas survenue entre les deux pays depuis.

Juillet : Autochtones

Mark Carney veut aller vite… mais il a peut-être un peu sous-estimé certaines choses. Le projet de loi C-5, adopté lors de la courte session parlementaire du printemps, est censé accélérer les grands projets d’intérêt national. Or, les nations autochtones ont l’impression de ne pas avoir été prises en compte et ils craignent que les projets d’intérêt national bafouent leurs droits. Face à la grogne, Mark Carney organise un sommet les 17 et 18 juillet à Gatineau pour tenter de recoller les pots cassés avec les Autochtones.

Août : Arthabaska

Le gouvernement Legault a décidé de déclencher une élection partielle en plein été. Le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, tente de se faire élire. Mais c’est le péquiste et ex-journaliste Alex Boissonneault qui succède au caquiste Éric Lefebvre. La CAQ termine avec 7 % des voix. Ouche!

Septembre : Remaniement

François Legault remanie son conseil des ministres dans l’espoir de donner un nouvel élan à son gouvernement qui bat de l’aile dans les sondages d’intention de vote. Geneviève Guilbault devient ministre des Affaires municipales et Bernard Drainville, lui, prend les rênes de l’Environnement. Eric Girard, Christine Fréchette et Christian Dubé restent dans leurs postes respectifs.

Octobre : Municipal

Le Québec vit au rythme des élections municipales : renouvellement à Montréal, Sherbrooke et à Saguenay et tandis qu’à Québec, Longueuil, Gatineau et Laval, on vote pour la continuité.

Novembre : Brownie

Le Parti libéral se retrouve dans une crise aiguë alors que plusieurs histoires s’entremêlent. La cheffe parlementaire Marwah Rizqy congédie la directrice de cabinet choisie par son chef du PLQ. Et en parallèle, des médias rapportent des irrégularités dans le financement de la campagne à la chefferie de Pablo Rodriguez.

Décembre : Démission

L’année termine comme elle a commencé, mais c’est maintenant le nouveau chef du Parti libéral du Québec qui démissionne de son poste. Après quelques semaines durant lesquelles la pression n’a cessé de monter, Pablo Rodriguez se résout à quitter son poste. La crise aura mis en relief les faiblesses du leadership de Rodriguez et les divisions internes. Les libéraux ne sont pas sortis du bois. ls devront se trouver un nouveau chef et faire face à la musique des quatre enquêtes qui se poursuivent à quelques mois des élections.

Bonne année 2026 ! Au plaisir de suivre la politique avec vous.