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Juste pour le rire!

J’ai eu la chance d’y participer et d’y présenter un numéro de «stand-up».

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Chronique Alex Perron | «Juste pour le rire!» (Montage Noovo Info) Chronique Alex Perron | «Juste pour le rire!» (Montage Noovo Info) (La Presse canadienne)

Lundi dernier, dans le cadre du Festival Juste pour rire, version Montréal, se tenait le gala hommage à l’émission La petite vie. La série culte se retrouve désormais au panthéon de l’humour québécois tout juste à côté des boys de Les Boys.

J’ai eu la chance d’y participer et d’y présenter un numéro de stand-up. Un beau privilège de pouvoir souligner le travail de cette belle équipe de délinquants de l’humour absurde.

Je ne fais plus régulièrement de stand-up. Parce que, depuis quelques années, le théâtre m’a fait de l’œil et ça comble amplement mon besoin d’être sur scène. Mais lorsqu’on m’invite pour des galas spéciaux, je dis rarement non. Humoriste, un jour, humoriste pas mal toute sa vie.

Ces petites saucettes en version numéro d’humour comblent le clown en moi et je peux retourner ensuite à mon programme principal d’animateur et chroniqueur.

Lundi midi, j’étais sur la scène du théâtre Maisonneuve pour la générale technique et en retournant dans ma loge, je me suis replongé dans ma voûte à souvenirs.

J’ai fouillé un peu dedans, ce n’est pas toujours évident parce qu’il commence à avoir ben du stock dans cette voûte-là, et je me suis remis à penser à notre premier gala Juste pour rire. Je dis notre parce qu’à l’époque, je faisais partie du groupe humoristique Les mecs comiques avec Louis Morissette (oui, oui, les jeunes, celui-là même qui en ce moment dérange en jouant François. e) et Jean-François Baril (oui, oui, les jeunes, l’animateur des week-ends au 98,5 pour l’été).

C’était en 1998. Dans cet ancien temps, faire un gala Juste pour rire, c’était très prestigieux. Et encore plus pour de jeunes puceaux de l’humour qui avaient terminés leur école du rire à peine deux ans plus tôt.

C’est encore prestigieux aujourd’hui, mais à l’époque, un succès dans un gala pouvait ouvrir quelques portes pour la suite des choses dans une carrière. C’était un peu un billet gold.

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On avait présenté notre numéro sur l’église moderne. En gros, c’était un sketch qui proposait des idées pour ramener les gens dans la maison sainte. Ça avait cartonné comme on dit. On avait vécu notre premier standing ovation à vie dans un Saint-Denis ben plein.

Mais ce n’est pas ça qui m’est revenu en tête lundi dernier en retournant dans ma loge. Ce qui m’est revenu, c’est la sensation d’adrénaline et de satisfaction que l’on vit quand le premier rire se fait entendre à l’unisson dans cette salle d’un millier de personnes, des rires qui résonnent en même temps. Cette vague d’énergie qui part du fond de la salle et qui vient vous frapper de plein fouet sur scène. Un choc électrique qui nous traverse.

Je n’ai jamais pris de drogue, mais je suis pas mal certain que ça fesse comme un kick de coke. En mieux et sans les effets négatifs. Quand on fait rire, on devient Superman. Une sorte de superhéros qui a le pouvoir de faire du bien pendant un bref moment. Un moment de grâce qui dure quelques minutes. Une communion entre le rieur et le faiseux de rires.

Je n’ai jamais oublié ce premier rire. Et encore moins ce sentiment de planer sur scène. Et je ne l’oublierai jamais. C’est inscrit dans ma tête et dans mes veines. C’est cliché, mais il y aura toujours des premières fois qu’on n’oubliera jamais. C’est probablement aussi pour ça qu’après l’avoir vécu une fois, on veut y retourner. Revivre cette sensation grisante.

Lundi soir, la dose a kické solide. Les rires du fond de la salle sont venus me ramasser sur scène et ç’a été ben le fun. Je suis sorti de scène avec un gros sentiment de satisfaction et une gratitude énorme. Parce que la communion avec le public a fait jouer sa magie. Un nouveau petit moment de grâce à déposer dans ma voûte à souvenirs.

Lundi soir, je me suis couché avec un beau sentiment d’euphorie dans le cœur. Merci public et une autre fois.

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