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COSMOS 1999

JE SUIS UN FAN FINI DE SCIENCE-FICTION.

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Chronique Alex Perron | «COSMOS 1999» (Photo courtoisie et montage Noovo Info) Chronique Alex Perron | «COSMOS 1999» (Photo courtoisie et montage Noovo Info)

Vous le savez, parce que je le radote depuis presque aussi longtemps qu’on dit que les Canadiens de Montréal vont gagner la coupe Stanley cette année, JE SUIS UN FAN FINI DE SCIENCE-FICTION. Voilà, c’est dit. Et autant au cinéma qu’à la télévision, j’aime les affaires de l’espace. Alex téléphone maison.

Dans tout ce fouillis intergalactique, j’adore particulièrement la série télévisée britannique Cosmos 1999, la version française de Space 1999. Une série à gros budget des années 70 qui est devenue culte et qui a encore, aujourd’hui, un nombre incalculable de fans sur la planète Terre.

Je ne suis pas le seul Alphan (le nom qu’on donne aux habitants de la base lunaire alpha). La série comporte deux saisons diffusées entre 1975 et 1977. 48 épisodes de joie spatiale. J’ai écouté toutes les rediffusions quand j’étais enfant et ado. Et aujourd’hui encore, je les écoute en version deux coffrets Blu-ray.

En résumé: en 1999 (on est en retard sur la vision des années 70 à propos de notre conquête spatiale), il y a une énorme base sur la Lune où plus de 200 personnes vivent. Le 13 septembre 1999, une explosion nucléaire survient sur le sol lunaire et propulse la Lune hors de son orbite. Impossible de retourner sur Terre. Les Alphans dérivent dans l’espace et c’est là que l’aventure commence.

Comme toutes bonnes séries télévisées, Cosmos 1999 avait une quantité astronomique de produits dérivés. Entre autres, l’Aigle 1. Les Aigles sont les vaisseaux qui permettent aux Alphans de se déplacer autour de la base Alpha et dans l’espace. C’était une magnifique reproduction de l’original. Et il y avait deux figurines incluses. Si ce n’est pas ça le bonheur lunaire, dites-moi ce que c’est.

Chronique d'Alex Perron | «COSMOS 1999» (Courtoisie) Chronique d'Alex Perron | «COSMOS 1999» (Courtoisie)

À Noël, je ne sais plus de quelle année (je devais avoir 9-10 ans), ma tante Johanne m’a offert l’Aigle 1 en cadeau. Bien sûr, et encore aujourd’hui, juste pour ça, Johanne est toujours ma tante préférée. Honnêtement, ce 24 décembre-là, on a dû entendre mes cris de joie jusque sur Mars. Vous dire à quel point j’ai joué avec mon Aigle 1. De toute ma collection de vaisseaux et de figurines, c’était de loin mon préféré. Je ne voulais même pas le prêter. Je l’ai usé à la corde.

Je l’avais toujours gardé jusqu’à mon dernier déménagement, il y a douze ans. Il était tout jauni par le temps et les nombreuses heures de jeu au soleil. À plusieurs endroits, le plastique était usé et égratigné. Les figurines avaient rendu l’âme depuis plusieurs années. L’Aigle 1 avait tout donné pour ses missions dans l’espace et dans ses explorations de la planète Beauport. Je l’ai donc jeté.

Il y a plus d’un an, en visitant le site officiel de la série, mon cœur s’arrête et comme dans la série, le son de l’alerte rouge résonne dans ma tête. On va refaire une édition spéciale de l’aigle. EXACTEMENT LE MÊME MODÈLE. Avec deux figurines incluses. J’ai tout à coup 9 ans. Je me revois faire atterrir mon Aigle 1 sur le tapis du salon. Et mon équipage qui doit se battre contre mon chat, l’envahisseur poilu.

Naturellement, je commande aussi vite que la vitesse de la lumière. Ce n’est pas donné, je l’avoue, mais la conquête lunaire n’a pas de prix. Et je n’ai jamais fumé. C’est souvent l’excuse que je me donne quand c’est trop cher. Je n’ai jamais dépensé pour ce vice.

Chronique d'Alex Perron | «COSMOS 1999» (Courtoisie) Chronique d'Alex Perron | «COSMOS 1999» (Courtoisie)

Depuis deux semaines, je voyais des photos de fans sur différentes pages Facebook qui avaient reçu leur Aigle 1. J’étais jaloux et impatient. Et là, il a atterri chez moi hier. Arrivant directement de la base Alpha et livré par un gars qui hurle sur son téléphone mains libres. S’il avait su ce que contenait cette boîte, il l’aurait déposé avec une révérence.

La boîte est dans mon salon. Elle est exactement comme celle de mon enfance. Je ne l’ai pas encore ouverte. Habituellement, quand je reçois un item de collection, je l’ouvre sans attendre. Mais là, j’étire le plaisir.

Souvent les gens me demandent pourquoi j’aime collectionner des items d’émissions que j’aime. Parce que c’est lié à la nostalgie. Ça rappelle le jeu pour le jeu. Ça fait remonter les émotions qui sont liées à cet item. C’est un peu comme une vieille chanson qu’on aime parce qu’elle nous rappelle quelque chose de précis. Je me rappelle Suzie avec qui j’ai joué des heures et des heures avec nos figurines. C’est un pont avec nos souvenirs.

D’ailleurs, la première personne à qui j’ai envoyé des photos de la boîte, c’est ma tante Johanne. À sa façon à elle, elle a aussi revécu le moment. Un lien d’hier à aujourd’hui.

Je vais attendre encore quelques jours avant d’ouvrir la boîte pour étirer le plaisir à son maximum. Pour avoir une deuxième dose de totale euphorie. Base lunaire Alpha au rapport : Aigle 1, vous avez la permission d’atterrir dans le bureau du terrien Alex.

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