Des militants anticapitalistes qui se surnomment «Les Robins des ruelles» revendiquent d’autres vols effectués dans des épiceries de Montréal et la Capitale-Nationale, jeudi soir.
Dans un communiqué transmis vendredi matin, les militants disent avoir mené des «vols politiques» simultanément dans plusieurs épiceries à Montréal et dans la région de la Capitale-Nationale.
Ils affirment avoir agi dans le contexte du 1er mai, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu’un vol avait eu lieu jeudi, en fin de soirée, dans une épicerie Maxi du quartier Rosemont. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n’a pas été informé de telles actions.
L’agent Jean-Pierre Brabant, du SPVM, a relaté que des gens s’étaient présentés masqués à l’épicerie, et qu’ils avaient commis un graffiti dans la devanture du magasin avant d’asperger de peinture des caméras de sécurité.
Les suspects auraient alors dérobé «divers effets» avant de quitter le lieu en groupe. Pour l’instant, la police considère qu’il s’agit d’un vol de moins de 5000 $.
Les événements se sont déroulés dans le calme et il n’y a eu aucun blessé ni aucune altercation, a précisé l’agent Brabant.
Aucun suspect n’a été arrêté pour l’instant. «Mais il y a un rapport qui a été pris et soumis aux enquêteurs qui vont faire des vérifications, a précisé l’agent. C’est sûr qu’il y aura des caméras de surveillance qui devront être visionnées au cours des prochaines heures, prochains jours.»
Ce n’est pas la première action des «Robins des ruelles». Le groupe avait revendiqué des vols en décembre et en février derniers.
«Ce 1er mai, qu’est-ce qu’on peut célébrer? On est de plus en plus nombreux à en arracher, on se retrouve à travailler toujours plus, sans arriver à se loger et se nourrir sans stresser à la fin du mois», soutient un porte-parole du groupe, Frédéric Laflèche, dans le communiqué.
«Pourquoi? La même raison depuis toujours: parce que les grands propriétaires s’enrichissent sur notre dos, par le vol de nos moyens de subsistance et l’exploitation de notre travail.»
