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Fréchette invite les Québécois à imaginer ce que seraient 4 ans de mandat avec elle

«On ne va pas ralentir le rythme.» 

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«Si c’est ce qu’on a fait en deux semaines, imaginez ce que ce sera sur quatre ans» La première ministre Christine Fréchette a dressé le bilan de ses deux premières semaines au pouvoir devant les députés de la CAQ réunis en caucus présessionnel, à Rivière-du-Loup. Celle-ci a indiqué qu'elle n'a pas l'intention de ralentir le rythme et que les prochaines semaines seront «exigeantes, mais remplies d'opportunités».

Après deux semaines à la tête du gouvernement, Christine Fréchette a invité les Québécois vendredi à imaginer ce que seraient quatre années de mandat avec elle.

Dans une allocution devant les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) réunis dans un hôtel de Rivière-du-Loup pour une journée, Mme Fréchette a tenu à tourner la page sur huit années de gouverne de François Legault.

«On a donné une nouvelle impulsion au parti, a-t-elle lancé. On ne va pas ralentir le rythme.» 

La première ministre a notamment rappelé qu’elle est parvenue à une entente avec la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) et qu’elle est allée en mission à Washington lundi.

Elle s’est aussi targuée d’avoir fait «débloquer» le dossier de la reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal – incidemment, les partis d’opposition accusaient la CAQ d’avoir tout fait pour retarder ce chantier depuis plusieurs années. 

Elle a tablé sur ses réalisations depuis son élection à la tête de son parti le 12 avril dernier pour réclamer un autre mandat aux prochaines élections en octobre.

«Si c’est ce qu’on a fait en deux semaines, imaginez ce que ce sera sur quatre ans», a-t-elle déclaré sous les acclamations et les applaudissements de ses députés. 

Une dizaine d’élus du caucus de 79 députés caquistes manquaient apparemment à l’appel pour diverses raisons vendredi matin. 

Notamment, la députée de Marie-Victorin, Shirley Dorismond, était absente, elle qui dans la course à la direction de la CAQ avait appuyé le rival de Mme Fréchette, Bernard Drainville, et qui disait réfléchir à son avenir. 

En mêlée de presse, le vice-premier ministre, Ian Lafrenière, n’a pas pu garantir qu’il n’y aurait pas d’autres départs dans le caucus caquiste. 

«Est-ce qu’il y a des gens déçus (de ne pas avoir été nommés au conseil des ministres)? Oui, cependant la grande majorité des gens que je vois autour de moi sont des gens qui ont le goût de travailler», a-t-il témoigné en pressant les réfractaires et les insatisfaits de se rallier.

«On est dans un train à grande vitesse, on n’a pas beaucoup de temps pour livrer (des résultats) et le prochain arrêt, ce sont les élections générales. Que certaines personnes décident de rester à la gare, je le comprends, mais nous, il faut avancer.»

La réunion du caucus de vendredi servira notamment à «établir les priorités» du gouvernement, a-t-il ajouté, alors que la session parlementaire reprend mardi, pour seulement cinq semaines de travaux avant l’ajournement de l’été et les élections du 5 octobre. 

Plusieurs projets de loi sont encore à l’étude, donc le gouvernement devra probablement faire le tri de ce qu’il veut absolument faire adopter et ce à quoi il est prêt à renoncer.

Qu’en est-il de l’ambitieux et controversé projet de constitution québécoise du ministre Simon Jolin-Barrette?

«On a dit qu’on poursuit son étude, et voyons comment les travaux (en commission parlementaire) vont se passer», a répondu M. Lafrenière.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste