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Punaises de lit: le «Sniper 1000», un insecticide interdit, fait quatre morts en France

Plus de 206 cas d’intoxication liés à ce produit avaient été recensés par les Centres antipoison entre 2018 et juin 2023.

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Bed bugs on flights AP Photo/Carolyn Kaster

Un insecticide contre les infestations de punaises de lit et de cafards interdit en France, le «Sniper 1000», cause un «nombre croissant d’intoxications» dont quatre ont été mortelles, alerte l’agence de sécurité sanitaire française, évoquant un «important trafic» notamment en région parisienne.

«Autrefois utilisé pour combattre les insectes dans les habitations, les entrepôts, les cultures et les élevages», le dichlorvos, principale substance active biocide du «Sniper 1000», est interdit depuis 2013 en France et dans l’Union européenne «en raison de sa toxicité élevée», rappelle l’agence Anses dans son bulletin de vigilance, publié lundi.

Or, vendu «illégalement sur des marchés, dans des bazars ou sur internet», le «Sniper 1000» continue d’être utilisé pour lutter contre punaises de lits et cafards, malgré les saisies de flacons et les alertes régulièrement effectuées par les autorités sanitaires.

Le «Sniper 1000», toujours «importé principalement d’Afrique subsaharienne», fait l’objet d’un «important trafic francilien qui s’étend désormais à d’autres grandes villes de France», rapporte l’agence, rappelant qu’il ne faut pas l’utiliser.

Plus de 206 cas d’intoxication liés à ce produit avaient été recensés par les Centres antipoison entre 2018 et juin 2023.

Le nombre de cas a fortement augmenté de début 2023 à fin 2025, avec 351 intoxications recensées sur trois ans, dont six sur dix concernaient des femmes. Si la plupart étaient bénignes, une sur dix était de gravité moyenne et quatre cas ont entraîné la mort.

Près de 7 expositions sur 10 se sont produites en région parisienne — dont plus d’une sur cinq dans le seul département de la Seine–Saint-Denis —, où le produit avait été acheté principalement sur des marchés ou dans des bazars.

Parmi les 351 intoxications recensées, 255 étaient liées à l’utilisation du «Sniper 1000» contre des nuisibles au domicile, 39 à une ingestion accidentelle par un enfant, et 32 à une ingestion volontaire dans un but suicidaire, précise-t-elle.